Le fauchage tardif au secours de la biodiversité

Avez-vous déjà vu aux abords des routes une faucheuse qui coupe à ras tous les végétaux ? Et bien c’est à ce moment précis que de très nombreux animaux (insectes, oiseaux, petits mammifères, reptiles et amphibiens) perdent leur source de nourriture et leurs abris. Quelle solution pour atténuer ce phénomène ?

Qu’est-ce que le fauchage tardif ou raisonné ?

Nous ne remettrons pas en cause la fauche aux abords de nos routes, talus, qui est essentielle à la sécurité des conducteurs et la gestion préventive des incendies. Cependant, ce fauchage parfois pratiqué 3 fois dans l’année (entre mai et juillet) détruit de nombreuses niches écologiques et n’est pas partout justifié. En effet, il est aussi pratiqué dans des lieux avec pour seul but de les rendre agréables et « esthétiques » aux yeux des usagers.

Pourtant, ces talus, fossés et prairies accueillent de nombreuses plantes sauvages. Le fait de supprimer ces fleurs avant qu’elles n’aient eu le temps de grainer, appauvrit notre microfaune et prive les pollinisateurs de leur précieux nectar.

Etant éleveurs de papillons Machaon, nous assistons chaque année, juste à côté de chez nous, au désastre de la fauche du mois de juin pour les chenilles sauvages du Machaon. Celles-ci n’ont même pas eu le temps de terminer leur cycle et se transformer en chrysalide que la faucheuse détruit d’un seul coup de lame leur plante hôte, source de nourriture. Les fenouils et le couvert végétal qui maintenaient une certaine humidité au sol, sèchent au soleil et laissent la terre à vif se dessécher et s’éroder, ne pouvant plus accueillir les chenilles ou tout autre insecte.

Le fauchage appelé tardif ou raisonné est effectué à partir de juillet ou mieux encore à la fin de l’été et permet aux plantes et aux animaux d’accomplir leur cycle biologique.

En plus d’être reculé dans le temps, la hauteur de coupe est réglée à 8-10 cm ce qui permet de maintenir un minimum de couvert végétal. Les tontes rases étant de véritables hécatombes pour l’ensemble des animaux.

C’est aux communes de définir les zones qui peuvent bénéficier de cette action. Un inventaire doit être fait pour répertorier les endroits à préserver, les virages et échangeurs essentiels à la sécurité routière sur lesquels la fauche doit être maintenue.

Cette diminution du nombre de passages de tracteurs-faucheurs permettra en plus aux communes de réaliser des économies de carburant et limitera l’usure et les pannes de matériels.

Avez-vous déjà vu aux abords des routes une faucheuse qui coupe à ras tous les végétaux ? Et bien c’est à ce moment précis que de très nombreux animaux (insectes, oiseaux, petits mammifères, reptiles et amphibiens) perdent leur source de nourriture et leurs abris. Quelle solution pour atténuer ce phénomène ?

Qu’est-ce que le fauchage tardif ou raisonné ?

Nous ne remettrons pas en cause la fauche aux abords de nos routes, talus, qui est essentielle à la sécurité des conducteurs et la gestion préventive des incendies. Cependant, ce fauchage parfois pratiqué 3 fois dans l’année (entre mai et juillet) détruit de nombreuses niches écologiques et n’est pas partout justifié. En effet, il est aussi pratiqué dans des lieux avec pour seul but de les rendre agréables et « esthétiques » aux yeux des usagers.

Pourtant, ces talus, fossés et prairies accueillent de nombreuses plantes sauvages. Le fait de supprimer ces fleurs avant qu’elles n’aient eu le temps de grainer, appauvrit notre microfaune et prive les pollinisateurs de leur précieux nectar.

Etant éleveurs de papillons Machaon, nous assistons chaque année, juste à côté de chez nous, au désastre de la fauche du mois de juin pour les chenilles sauvages du Machaon. Celles-ci n’ont même pas eu le temps de terminer leur cycle et se transformer en chrysalide que la faucheuse détruit d’un seul coup de lame leur plante hôte, source de nourriture. Les fenouils et le couvert végétal qui maintenaient une certaine humidité au sol, sèchent au soleil et laissent la terre à vif se dessécher et s’éroder, ne pouvant plus accueillir les chenilles ou tout autre insecte.

Le fauchage appelé tardif ou raisonné est effectué à partir de juillet ou mieux encore à la fin de l’été et permet aux plantes et aux animaux d’accomplir leur cycle biologique.

En plus d’être reculé dans le temps, la hauteur de coupe est réglée à 8-10 cm ce qui permet de maintenir un minimum de couvert végétal. Les tontes rases étant de véritables hécatombes pour l’ensemble des animaux.

C’est aux communes de définir les zones qui peuvent bénéficier de cette action. Un inventaire doit être fait pour répertorier les endroits à préserver, les virages et échangeurs essentiels à la sécurité routière sur lesquels la fauche doit être maintenue.

Cette diminution du nombre de passages de tracteurs-faucheurs permettra en plus aux communes de réaliser des économies de carburant et limitera l’usure et les pannes de matériels.