Les insectes ressentent-ils la douleur ?

A l’heure où la question du bien-être animal est au centre des préoccupations de beaucoup de personnes, nous souhaitons traiter le sujet de la douleur chez les insectes.

En premier lieu, il est important de souligner que le système nerveux des insectes est différent de celui des mammifères. Ils ne sont pas dotés d’un cerveau unique mais plutôt d’une série de cerveaux primitifs ou ganglions, chacun affecté au contrôle d’une partie du corps.

Ces ganglions sont reliés à une chaîne nerveuse qui descend tout le long du corps. Ils peuvent contrôler les organes sensoriels comme les antennes, les yeux, les pièces buccales…

Aujourd’hui, les scientifiques ont du mal à s’accorder sur la perception de la douleur chez les insectes. Ceux qui nient cette capacité se fondent sur le fait que les invertébrés ne possèdent pas de nocicepteurs, les récepteurs sensoriels à la douleur que nous avons. D’autres scientifiques soulignent que la présence ou pas de ces nocicepteurs ne suffit pas à juger l’existence d’une sensation de douleur.

Une chose est sûre c’est que leur système nerveux est complètement différent de celui des mammifères et ne peut en aucun cas correspondre à notre système de perception.  Voici quelques exemples qui peuvent nous éclairer un peu plus !

Des exemples concrets

Les auteurs d’une étude sur le sujet citent une série d’exemples où les insectes poursuivent leurs activités normales après avoir été gravement blessés :

  • le criquet continue de manger pendant qu’il se fait dévorer par une mante religieuse.
  • la mouche tsé-tsé s’envole pour aller se nourrir alors qu’elle est à moitié disséquée.
  • la mante religieuse mâle continue de copuler alors qu’elle est dévorée par sa partenaire.
  • la chenille continue de s’alimenter pendant que des larves de tachines la perforent.
  • de nombreux insectes poursuivent leurs activités ordinaires alors qu’ils sont dévorés de l’intérieur par des parasites.

Ils en concluent  : un insecte marchant avec un tarse brisé par exemple l’appuiera sur le sol avec une force inchangée, alors qu’un mammifère souffrant d’une blessure à une patte se mettra à boiter.

Ces exemples suggèrent que si un sens de la douleur est présent chez les insectes, il n’a aucune influence adaptative sur leur comportement puisqu’il n’induit pas la réponse consistant à protéger la partie blessée jusqu’à ce qu’elle guérisse.

Prendre un papillon par ses ailes lui fait-il mal ?

Les ailes d’un papillon sont constituées d’une membrane qui au contact de l’air lui permet de voler. La membrane ne possède pas de terminaison nerveuse. Comme tout insecte le papillon est conçu pour avoir un comportement de fuite si on souhaite le toucher. Cette réponse programmée que le papillon aura quand vous essayerez de le prendre par ses ailes n’est donc pas à assimiler à une douleur.

Il faut néanmoins prendre soin de ne pas les abîmer pour ne pas gêner le vol du papillon.

A l’heure où la question du bien-être animal est au centre des préoccupations de beaucoup de personnes, nous souhaitons traiter le sujet de la douleur chez les insectes.

En premier lieu, il est important de souligner que le système nerveux des insectes est différent de celui des mammifères. Ils ne sont pas dotés d’un cerveau unique mais plutôt d’une série de cerveaux primitifs ou ganglions, chacun affecté au contrôle d’une partie du corps.

Ces ganglions sont reliés à une chaîne nerveuse qui descend tout le long du corps. Ils peuvent contrôler les organes sensoriels comme les antennes, les yeux, les pièces buccales…

Aujourd’hui, les scientifiques ont du mal à s’accorder sur la perception de la douleur chez les insectes. Ceux qui nient cette capacité se fondent sur le fait que les invertébrés ne possèdent pas de nocicepteurs, les récepteurs sensoriels à la douleur que nous avons. D’autres scientifiques soulignent que la présence ou pas de ces nocicepteurs ne suffit pas à juger l’existence d’une sensation de douleur.

Une chose est sûre c’est que leur système nerveux est complètement différent de celui des mammifères et ne peut en aucun cas correspondre à notre système de perception.  Voici quelques exemples qui peuvent nous éclairer un peu plus !

Des exemples concrets

Les auteurs d’une étude sur le sujet citent une série d’exemples où les insectes poursuivent leurs activités normales après avoir été gravement blessés :

  • le criquet continue de manger pendant qu’il se fait dévorer par une mante religieuse.
  • la mouche tsé-tsé s’envole pour aller se nourrir alors qu’elle est à moitié disséquée.
  • la mante religieuse mâle continue de copuler alors qu’elle est dévorée par sa partenaire.
  • la chenille continue de s’alimenter pendant que des larves de tachines la perforent.
  • de nombreux insectes poursuivent leurs activités ordinaires alors qu’ils sont dévorés de l’intérieur par des parasites.

Ils en concluent  : un insecte marchant avec un tarse brisé par exemple l’appuiera sur le sol avec une force inchangée, alors qu’un mammifère souffrant d’une blessure à une patte se mettra à boiter.

Ces exemples suggèrent que si un sens de la douleur est présent chez les insectes, il n’a aucune influence adaptative sur leur comportement puisqu’il n’induit pas la réponse consistant à protéger la partie blessée jusqu’à ce qu’elle guérisse.

Prendre un papillon par ses ailes lui fait-il mal ?

Les ailes d’un papillon sont constituées d’une membrane qui au contact de l’air lui permet de voler. La membrane ne possède pas de terminaison nerveuse. Comme tout insecte le papillon est conçu pour avoir un comportement de fuite si on souhaite le toucher. Cette réponse programmée que le papillon aura quand vous essayerez de le prendre par ses ailes n’est donc pas à assimiler à une douleur.

Il faut néanmoins prendre soin de ne pas les abîmer pour ne pas gêner le vol du papillon.